Basse Vision

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La Basse Vision

 

 

 

 

 

Bulletin d’informations proposé par

Irisoptic

 

 

 

 

 

La fonction visuelle a trois rôles fondamentaux :

 

 

 

-          Un rôle social :

La personne est en capacité de communiquer par le regard (de recevoir un regard, d’en émettre un, d’interpréter le langage non orl de la posture…)

-          Un rôle moteur :

La personne de sert de sa vue afin de déclencher et d’adapter un geste moteur (attraper un objet, enfiler une perle, effectuer un déplacement…)

-          Un rôle cognitif :

La personne utilise sa vision afin d’explorer son environnement, le comprendre et s’enrichir.

Il est cependant difficile d’apprécier toute la gravité des conséquences d’une déficience visuelle sur la communication, la sécurité physique, les performances cognitives, le maintien du réseau social, la dépendance…

La déficience visuelle concerne 1.7 millions de personnes en France. Ce chiffre, en raison de l’accroissement de l’espérance de vie, ne cesse de grandir.

Une personne est considérée malvoyante lorsque, munie du meilleur équipement optique traditionnel, son acuité visuelle binoculaire est comprise entre 1/20 et 3/10 ou son champ visuel entre 10° et 60°. La malvoyance acquise au cours de la vie englobe des réalités très diverses qui vont de la difficulté à lire, au renoncement à certaines activités comme la conduite automobile. Ce sont les personnes âgées qui payent le plus lourd tribut à la déficience visuelle (2/3 des personnes malvoyantes ont plus de 60 ans). Trop fréquemment, leur mauvaise vue est attribuée à leur âge et non à une pathologie oculaire ou à un environnement inadapté.

En général, la basse vision résulte de lésions organiques : DMLA, rétinite pigmentaire, diabète, glaucome…

Les pathologies peuvent atteindre :


 

-          La vision centrale(vision précise)

DMLA (Dégénérescence maculaire liée à l'âge) :

La DMLA est une maladie génétiquement transmissible et elle est responsable d’un nombre croissant de cas de malvision. Elle touche la région maculaire, c’est celle qui permet de voir les objets fixés par l’œil. Une légère gêne visuelle au début, plus ou moins perceptible, puis peu à peu la lésion s’accroît pour former une tâche centrale (scotome). La vision de près devient rapidement difficile.

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-          La vision périphérique(vision des déplacements)

Rétinopathie pigmentaire :

Maladie génétique qui s’attaque aux cellules photoréceptrices de la rétine. Le champ de vision devient tubulaire (vision centrale uniquement). La rétinopathie conduit petit à petit à la cécité.


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-          La vision centrale et périphérique associées

Rétinopathie Diabétique

Le diabète entraîne l’apparition de lésions sur la rétine. La rétinopathie entraîne une baisse d’acuité progressive.


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Glaucome :

Le glaucome est une hypertension à l’intérieur de l’œil, créant une destruction lente du nerf optique. Cela entraîne progressivement une altération du champ visuel. Souvent indolore, il peut conduire à la cécité définitive s’il n’est pas traité.

 

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Il est aujourd’hui possible de limiter les conséquences d’une déficience visuelle par une prise en charge réadaptative appropriée. Les premiers interlocuteurs sont le médecin traitant ou l’ophtalmologiste souvent en réseau avec d’autres professionnels de la santé, de la rééducation ou des services sociaux.

 

L’Ophtalmologiste :

Il pose le diagnostic, décide de la thérapie et propose la mise en place de la rééducation fonctionnelle. Il coordonne l’action des professionnels pour le suivi de la rééducation visuelle et prescrit l’équipement adapté si nécessaire.


L’Orthoptiste :

Il effectue sur prescription médicale, les actes concourant à une meilleure utilisation de la vision résiduelle. Il évalue l’autonomie du sujet dans les diverses taches à accomplir, met en place la rééducation nécessaire au développement de la vision fonctionnelle restante et améliore la coordination œil / main pour permettre une bonne adaptation au matériel grossissant.


L’Opticien :

Il évalue le grossissement nécessaire à la réalisation d’une tache donnée. Il réalise les essais nécessaires au choix des aides optiques, électroniques ou informatiques. Il informe, conseille et oriente les personnes malvoyantes sur les nombreuses possibilités d’équipements pour la reconquête d’un meilleur confort visuel et d’une meilleure autonomie.

 Les aides disponibles sont nombreuses, c’est pourquoi il est nécessaire de bien cibler les besoins de la personne malvoyante.


-          Les aides optiques

Les filtres thérapeutiques :

La lumière UV est nocive pour l’œil, mais il a été mis en évidence que la lumière bleue a également un effet néfaste, ce sont les ondes courtes et énergétiques de la lumière du jour. Lorsqu’elle entre dans l’œil, sa diffusion crée une sorte de déformation de la rétine, entraînant une réduction des contrastes.

L’intérêt des filtres est de supprimer ces lumières afin d’obtenir un meilleur confort de vision. La sensibilité à l’éblouissement sera réduite. Il y a augmentation du contraste et de l’acuité, donc du confort.

Les filtres colorés apportent une protection 100% contre les UV, ce qui permet de préserver le cristallin d’une opacification prématurée (cataracte). Ils permettent aussi de préserver la transparence des milieux intraoculaires (liquide aqueux).

Plusieurs maladies oculaires occasionnent de la photophobie et de l’éblouissement.
Photophobie modérée : Cataractes, début de DMLA, début de Rétinopathie diabétique.
Photophobie sévère : Achromatopsie, Dystrophie des cônes, Aphaquie, Rétinite pigmentaire.


Les loupes à main, à poser, à éclairage :

Plus la distance œil-lentille et lentille-texte est élevée, plus le grossissement est important. Mais les déformations au bord de la lentille accroissent proportionnellement. De ce fait sur une loupe de forte puissance, qui comporte déjà de nombreuses aberrations (dues aux rayons de courbure de la lentille très importants), il est conseillé d’approcher au maximum son œil de la lentille. Le champ sera maximal et l’image nette et claire. La puissance de la lentille se suffira à elle même.


Systèmes microscopiques :

Pour des systèmes optiques simples (une seule lentille - clip lunettes, visière...) montés directement devant l’œil, la distance de travail sera fonction de la puissance de la lentille.
En effet, la distance de travail en mètre est égale à l’inverse de la puissance en dioptrie. 

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